Pas seulement une question de coûts selon Lehouillier

Abandon du SRB


Publié le 19 avril 2017

©Photo TC Media – Raphaël Beaumont-Drouin;

INFRASTRUCTURE. L’éventuelle facture qu’apporterait le Service rapide par bus (SRB) et l’évaluation des coûts par rapport aux bénéfices ne sont pas les seuls critères qui ont porté Lévis à mettre une croix définitive sur ce méga projet. Les inconnus dans l’équation représentaient un risque beaucoup trop grand à prendre, selon le maire Gilles Lehouillier.

«Notre crainte, c’est qu’en faisant un petit bout, on aurait l’effet inverse de ce qui était escompté. Pourquoi ? Parce qu’on ne connaît pas le nombre de transferts que les gens de Lévis auraient à faire pour se rendre à destination», a estimé Gilles Lehouillier.

Le scénario proposé lors de la dernière rencontre entre le ministère des Transports (MTQ) et les villes de Québec et de Lévis était évalué à 55 M$. Il comportait une antenne à la tête des ponts et une autre partie entre les routes du Président-Kennedy et Monseigneur-Bourget. Elle aurait généré 9% de l’achalandage total et la Société de transport de Lévis (STLévis) en aurait assuré l’opération pour plusieurs années.

«Ça montrait qu’il fallait combler le vide entre les deux. Ce qui veut dire que dans une deuxième phase, on n'avait pas le choix d'y aller avec la totale: le projet à 660 M$. Pour nous, c’est une montagne.» Ces investissements supplémentaires n’auraient fait grimper la clientèle que de 2%.

«Je ne pouvais pas partir avec un projet de 660 M$ sans savoir si le financement allait être assuré à 100%, de quelle façon on serait impacté et quels seraient les coûts d’opération», a-t-il renchéri.

Dans l’optique de rester «maître» du transport de personnes à Lévis, la Ville fera une proposition au MTQ. Elle serait axée sur l’implantation de voies réservées à des endroits stratégiques. «Elle sera beaucoup moins onéreuse en termes de plateforme, mais pourrait aller chercher une très grande efficience», a-t-il poursuivi. Ensuite, la Ville présentera ses solutions pour réaliser les interconnexions entre les deux rives.