La communauté d’affaires était plutôt tiède face au SRB


Publié le 19 avril 2017

La Chambre de commerce de Lévis a rendu public les résultats du sondage qu’elle a mené auprès des commerçants de Lévis à propos du SRB.

©TC Media - Mélanie Labrecque

TRANSPORT. Au début du mois d’avril, la Chambre de commerce de Lévis (CC Lévis) a sondé ses membres sur le projet de Service rapide par bus (SRB). Au lendemain de l’annonce du retrait de la Ville dans le projet, l’organisme a présenté les résultats de son enquête et a relevé que l’accueil chez ses membres était plutôt mitigé. 

En tout, 33% des 296 commerçants sondés s’étaient prononcés en faveur du projet alors que 43% se disaient défavorables. La CC Lévis a aussi questionné ses membres sur le financement de ladite infrastructure.

S’il était subventionné à 100% par Québec et Ottawa, l’appui de la communauté d’affaires se situe à près de 40%. D’un autre côté, si Lévis et les entreprises devaient mettre la main dans leurs poches, ce support fonderait comme neige au soleil. Environ 80% des répondants se disaient peu ou pas favorable.

«Les résultats démontrent qu’il y a beaucoup de travail d’information à faire. C’est sûr que du côté de Québec, la situation peut être différente. Québec stimule près de 90% de l’ensemble du trafic du SRB, mais je laisse le soin à la ville de l’exprimer. Même le bureau d’étude en convenait que ça devenait difficile d’étendre la portée du SRB à Lévis», a réagi le maire de Lévis, Gilles Lehouillier lorsqu’interpellé sur les résultats de cette consultation.

Ce dernier a affirmé avoir senti la tendance se dessiner le milieu. Le coup de sonde lancé auprès de ses conseillers a confirmé ses appréhensions avec un degré d’adhésion qu'il a décrit comme assez faible.

Par ailleurs, la Chambre de commerce a indiqué, par voie de communiqué, que la décision de la Ville de laisser tomber le SRB était un geste responsable. L’organisme a, d'un autre côté, insisté sur l’importance d’améliorer les services de transport en commun existants.