Sanctions: du cas par cas à l'UQAR

Tricherie

Mélanie Labrecque melanie.labrecque@tc.tc
Publié le 25 décembre 2016

ÉDUCATION. Il n’existe pas d’échelle de sanctions à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) lorsqu’un étudiant a été pris à plagier. Chaque situation est analysée individuellement par le Comité de discipline.

C’est ce qu’explique le Secrétaire général à l’admission par intérim de l’UQAR, Romain Lavoie. En général, les fautifs reçoivent un échec à l’épreuve, mais ils s’exposent aussi à toute une gamme de sanctions plus ou moins sévères.

«Le comité entend le professeur ou le chargé de cours et l’étudiant. Ensuite il a à déterminer s’il y a eu un acte répréhensible. […] Quand il se penche sur un dossier, il essaie de regarder quelles sanctions ont été données dans une situation semblable.»

@ST:Électronique

@R:Les nouvelles technologies ne sont pas nécessairement un incitatif au plagiat ou à la tricherie, précise M. Lavoie. D’une part, il reconnaît qu’il s’agit d’un outil qui permet aux étudiants d’avoir accès à une foule de données. D’autre part, il rappelle que les correcteurs utilisent aussi ces mêmes outils.

«Il va souvent voir que le style diffère. Il a seulement à taper quelques phrases dans Google et c’est de cette façon qu’ils vont détecter le plagiat.»

Multiplier les risques

Les travaux d’équipes offrent aussi un contexte plus propice à la tricherie. Les sanctions dépendent du degré d'implication de chaque étudiant. En général, a poursuivi M. Lavoie, les initiateurs se dénoncent eux-mêmes et innocentent ceux qui n’ont pas participé. 

«Ils se séparent le travail et, à la fin, joignent leurs parties avant de le remettre. Certains peuvent avoir copié et d’autres non. Comme cela s’est fait à leur insu, le comité ne veut pas les pénaliser. Il aura à statuer sur la façon de corriger et quelle note sera attribuée.»

Fraude

Si elle n'est pas fréquente, la fraude ou la falsification de documents est bien réelle. Pour la période analysée, ce sont un ou deux cas, par année, qui ont été déposé au Comité de discipline. Par contre, ils ne s'y rendent pas tous.

Souvent, ce sont des étudiants étrangers qui soumettent de la documentation papier lors de leur demande d’admission. «C’est là que nous avons le plus de chance de détecter ceux qui ont été falsifiés. Si nous avons des doutes, nous les refusons», a enchaîné Romain Lavoie.

Pour les canadiens et québécois, l’UQAR a accès au système de transfert de relevés de notes et à la base de données des cégeps. «Nous sommes capables de valider les documents.» Ces événements demeurent tout de même anecdotiques, a rappelé M. Lavoie.