Marcher pour un urbanisme axé sur la santé

Mélanie Labrecque melanie.labrecque@tc.tc
Publié le 27 novembre 2016

Johanne Elsener initiatrice du mouvement Ça marche Doc.

©TC Media - Mélanie Labrecque

SANTÉ. Le temps froid, humide et pluvieux n’a pas rebuté la cinquantaine de participants de l’événement Ça marche Doc. Pour ce premier arrêt à Lévis, hier, les organisateurs ont fait une halte au quai Paquet.

L’activité chapeautée par le ministère de la Santé a comme objectif de montrer à la population les liens qui existent entre l’architecture urbaine et la santé. «Souvent, les médecins prescrivent de l’activité physique, mais réalisent que leurs patients n’en font pas. L’aménagement urbain ne les incite pas à marcher», a expliqué l’initiatrice du projet, Johanne Elsener.

Ces infrastructures adaptées ce sont d’un côté, la promenade Samuel-de-Champlain ou le quai Paquet. De l’autre, ce sont des rues bien éclairées avec des arbres, des trottoirs, des bancs et des toilettes publiques. Il y en a plusieurs sur les deux rives. «Ce qu’il faut faire, c’est de les relier entre eux», a précisé Mme Elsener.

Elle voit, dans l’idée du maire Gilles Lehouillier de connecter les réseaux cyclables entre eux, l’exemple des stratégies à adopter. «Il faut aussi s’assurer qu’ils soient bien distribués sur le territoire de telle sorte qu’ils passent près des gens. Des villes comme Vancouver ont déjà fait ce virage. Leur objectif, c’est que chaque citoyen habite à, tout au plus, cinq minutes de marche d’un espace vert.»

Impacts

Les organisateurs souhaitent aussi sensibiliser la population à intégrer le sport dans leurs habitudes. Il contribuera à l’amélioration de leur condition de santé. Plusieurs maladies sont reliées à un manque d’activité physique.

Johanne Elsener énumère, entre autres, le diabète de type deux, les maladies cardiaques, pulmonaires, l’hypertension et l’obésité. «C’est important de changer d'orientation pour diminuer la mortalité et les coûts pour la société.»

L’accent a été mis, à l’occasion du rassemblement de Lévis, sur le diabète. «L’obésité est un facteur de risque. Les gens qui marchent régulièrement vont maintenir un poids santé et leur besoin en insuline va diminuer.»

Dans son plaidoyer, elle insiste sur l’importance des arbres et des espaces verts. En plus de dépolluer l’air, ils auraient un impact dans le traitement des maladies mentales.

Ça marche Doc sera de retour à Lévis le 17 décembre. Un troisième rendez-vous sera aussi donné en 2017.  Entre temps, d’autres marches auront lieu dans différents endroits de la ville de Québec.