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«Notre présence est la bienvenue» - Maude Julien 0

Par Catherine Bouchard

L'infirmière instigatrice du projet de clinique de pédiatrie sociale à Lévis, Maude Julien.

Catherine Bouchard

L'infirmière instigatrice du projet de clinique de pédiatrie sociale à Lévis, Maude Julien.

Il y a environ un an, le Centre de pédiatrie sociale faisait son arrivée dans le Vieux-Lévis. L'infirmière responsable du projet offrant des soins et suivis gratuits aux enfants, Maude Julien, sent bien que la clinique arrive à point dans un secteur dont le besoin se fait de plus en plus ressentir.

Maude Julien emploiera l'expression familles vulnérables plutôt que pauvres. Si les enfants d'un grand nombre de familles moins bien nanties forment la grande partie de ses petits patients, elles considèrent des familles bien nanties peuvent être vulnérables au niveau des besoins de leurs enfants. Dans les deux cas, le besoin est présent dans le quartier et le reste de la ville, selon l'infirmière.

«Le but c'est que les droits des enfants soient tous respectés, comme celui de vivre dans un logement adéquat, précisait l'infirmière. La problématique, souvent l'enfant la subit, mais c'est souvent dû à la directive du parent». Selon Mme Julien, il y a beaucoup d'éducation à faire chez les parents, et ce, à différents niveaux.

Mme Julien indiquait que le nombre de jeunes familles est à la hausse à Lévis. Par ailleurs, elle se rappelle la hausse d'une problématique à Lévis.

«On entendait dire qu'il y avait de plus en plus de signalements à la DPJ et les Centres jeunesse», souligne-t-elle.

Depuis l'ouverture de la clinique, les constats, elle peut les faire elle-même. «Nous, on a réalisé que c'était un besoin présent (la clinique) et qu'il n'y avait pas de solution, ce n'était pas comblé». La clinique s'occupe, sur une base régulière, d'environ 65 enfants. De ce nombre, un enfant de 7 ans n'avait jamais vu de médecin.

Si certains parents sont parfois véritablement dans l'impuissance de répondre adéquatement aux besoins et aux droits de leurs enfants, certains ont besoin d'être «éduquer» à le faire. «Pour régler le bobo chez l'enfant, on doit aller gratter plus haut, chez le parent», indique Mme Julien. Elle donnait notamment l'exemple du parent «décrocheur», qui ne voit pas l'importance de la scolarisation de son enfant. «Pour des parents, ce n'est pas grave si l'enfant ne va pas à l'école et manque deux ou trois jours d'écoles par semaine».

Quoi qu'il en soit, la présence de la clinique et de ses professionnels semble être appréciée à Lévis.

«Des parents nous disent ; une chance que vous êtes là, si vous n'étiez pas là, on ne sait pas ce qui arriverait, comment gérerait-on ça», confirme l'infirmière.

La clinique de Lévis fonctionnant bien, elle souhaite en faire une clinique satellite pour étendre ses services dans tout le grand Lévis et ainsi répondre aux demandes de tous les secteurs de la Ville.

«Idéalement, ce que l'on voudrait, ce serait d'offrir des cliniques des journées ou demi-journées par semaine dans les autres quartiers pour pouvoir mettre en place divers services», précise-t-elle. Elle développerait des partenariats avec d'autres organismes pour ne pas nuire au fonctionnement de ces derniers.

Dans les mois à venir, la clinique de pédiatrie sociale aura plus de médecins, elle pourra donc accueillir plus d'enfants de 0 à 14 ans.

Il y a 18 nouveaux centres de pédiatrie sociale démarrés ou en démarrage dans la province. Lors de l'ouverture du centre de Lévis, en novembre 2010, c'était la sixième clinique à ouvrir. «Ça l'a explosé», indique Mme Julien.