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Le député de Lévis réagit à la lettre de Benjamin Boivin 0

Par Pierre Duquet

[Une phrase pour nommer les personnes sur la photo. Une deuxième phrase pour préciser l'événement et son lieu.]

Pierre Duquet

[Une phrase pour nommer les personnes sur la photo. Une deuxième phrase pour préciser l'événement et son lieu.]

En marge d'une rencontre de presse au bureau du député de Lévis, vendredi dernier, Gilles Lehouillier a confirmé qu'il allait répondre à la lettre que Benjamin Boivin, étudiant au Collège de Lévis, lui a adressée peu avant le vote sur la motion de censure relative au refus du gouvernement d'instaurer une commission d'enquête sur l'industrie de la construction.

Le député de Lévis a d'emblée affirmé que le geste du jeune étudiant était très rafraîchissant. Dans sa lettre datée du 18 novembre, Benjamin Boivin demandait au député de voter pour de la motion de censure et par conséquent contre son gouvernement. Le député a précisé l'avoir reçue par courriel le 19 novembre et en avoir pris connaissance le jour même alors que la motion de censure passait au vote le 24 novembre. La lettre a été publiée dans le journal Le Devoir le jour du vote.

Le sujet abordé a été l'occasion pour M. Lehouillier d'exprimer les intentions de son gouvernement sur cette question. En ce moment, plusieurs projets de loi sont à l'étude et en voie d'être votés. Le projet 48 qui édicte les règles déontologiques que les députés devront respecter et le projet 109 pour les élus municipaux. En outre, les projets 113, 118, 119 et 120 traitent respectivement de la loi anti-prête-nom en matière de contributions électorales, du financement des partis politiques, du processus électoral et des campagnes à la direction des partis politiques.

«Je me suis battu pour qu'on ait le code d'éthique des députés à l'Assemblée nationale. Ça veut dire que les députés seront obligés de déclarer leurs intérêts [financiers] et même ceux de leur famille immédiate. Le code d'éthique des municipalités sera très sévère», a précisé M. Lehouillier. Le député indique que son gouvernement n'a jamais dit qu'il n'y aurait jamais de commission d'enquête. Il croit cependant qu'il faut mettre de l'avant les projets de loi à l'étude avant d'en arriver là.

«Moi, en tant que député, je dis qu'il faut absolument qu'on arrête d'éclabousser la classe politique. Pour que cela se passe, il faut modifier nos lois et les rendre extrêmement sévères. Gilles Lehouillier a conclu en assurant qu'il allait répondre à Benjamin Boivin.

Suivez ce lien pour prendre connaissance de la lettre de Benjamin Boivin:

http://journallepeuple.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=167903&id=515&classif=Nouvelles